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forum Index du forum forumLES INSECTES forumLES COMPORTEMENTS DES DIFFERENTS INSECTES (8) LE PARASITAGE

Auteur : Sujet: LES COMPORTEMENTS DES DIFFERENTS INSECTES (8) LE PARASITAGE  Bas
 dany
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 dany
  Posté le 28/06/2008 15:49:47
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LES PARASITOÏDES

Un parasitoïde est un organisme qui se développe sur ou à l'intérieur d'un autre organisme dit « hôte » qu'il tue au cours ou à la fin de son développement alors que de nombreux parasites ne tuent pas leur hôte.
Habituellement, la relation hôte-parasite tend à un équilibre entre les deux organismes, dans ce cas, du fait du point de vue évolutif simplifié, le parasite ne retirera aucun avantage de la mort de son hôte...Les parasitoïdes peuvent être des insectes, des nématodes comme les vers ronds qui mènent une vie libre ou parasitaire, des champignons, des protistes, des bactéries ou des virus. Cependant, la majorité des parasitoïdes étudiés et répertoriés sont des insectes. Ce groupe contient des vers dont le cycle ne nécessite pas d'hôte intermédiaire et les règnes du vivant regroupant tous les êtres vivants mobiles et unicellulaires comme des champignons. Egalement des protistes qui sont constitués d’une cellule unique à noyau, dont certains ont des affinités avec le règne animal tel un mode de nutrition par ingestion), et d’autres avec le règne végétal (capacité à réaliser la photosynthèse), ce sont les algues unicellulaires et les protozoaires, parfois, les champignons unicellulaires telles les levures y sont rattachés.
Les protistes présentent la structure type de toute cellule à noyau : cytoplasme et diverses structures cellulaires spécialisées entourent un noyau délimité par une membrane. Les mitochondries (qui permettent la respiration cellulaire sont des structures intracellulaires dont la taille est de l'ordre du micromètre, leur rôle physiologique est primordial, puisque c'est dans les mitochondries que l'énergie fournie par les molécules organiques est récupérée puis stockée sous forme d'ATP, la source principale d'énergie pour la cellule), les cils et flagelles la locomotion, les chloroplastes, chez les protistes à affinités végétales, la photosynthèse.
Les protistes, cellules aux fonctions compartimentées représentent une étape majeure dans l’histoire de l’évolution. On suppose que ces organismes ont évolué à partir d’associations symbiotiques de cellules primitives. Ainsi, les mitochondries dériveraient de bactéries pourpres phagocytées par d’autres cellules et les chloroplastes, organites caractéristiques des êtres vivants qui utilisent la photosynthèse. Ce sont de petits "sacs" qui contiennent la chlorophylle. Cette chlorophylle permet à la cellule d'utiliser l'énergie lumineuse pour fabriquer sa matière organique, ce sont les seuls êtres vivants qui sont capables de se nourrir sans faire appel à d'autres êtres vivants. Ceux-ci seraient, eux, issus de cellules proches des cyanobactéries (celles-ci appartiennent au domaine des bactéries, comme elles, elles n'ont pas de noyau individualisé. Elles sont des procaryotes, par opposition aux autres organismes possédant un noyau individualisé, les eucaryotes, elles sont photosynthétiques, c'est à dire qu'elles utilisent comme source d'énergie, l'énergie lumineuse. L'oxydation de l'eau en oxygène au cours de la photosynthèse est une propriété qui les sépare totalement des autres procaryotes photosynthétiques, les bactéries pourpres et vertes. Les cyanobactéries ont pour seul point commun cette photosynthèse de type «plante », ce qui leur a valu pendant longtemps d'être classées dans les algues (algues bleu-vert)(D'après wikipédia entre autre).
Après ces explications, ses rappels un peu barbares plutôt, je continue avec quelques explications sur les protistes. ils ont colonisé la plupart des milieux. On les trouve, libres, dans le plancton, où ils constituent par leur masse le principal élément de type végétal. D’autres vivent sur le fond des mers et des eaux douces. Ils y jouent un rôle important dans la formation des sédiments. Enfin, les sols renferment une grande variété de protistes, qui y forment des éléments indispensables à l’équilibre écologique. Certains protistes libres peuvent être pathogènes pour l’Homme. C’est le cas de quelques espèces vivant dans les eaux douces (flagellés, amibes et ciliés), certains provoquent parfois la dysentrie amibienne...Un certain nombre de protistes, qui ont adopté un mode de vie parasite, sont responsables de maladies graves, chez l’Homme comme chez les animaux domestiques. Ainsi ils peuvent provoquer la maladie du sommeil, les coccidies provoquent la coccidose du lapin et les hémosporidies, le paludisme. À l’inverse, certaines espèces sont symbiotiques. Elles vivent sans oxygène, étroitement associées à leur hôte, chacun des deux partenaires trouvant un avantage dans cette association. Ainsi, de nombreux protistes, qui vivent protégés à l’intérieur d’un organisme-hôte, interviennent dans les processus physiologiques de ce dernier, en participant à la dégradation de la cellulose. Il s’agit surtout des flagellés de la panse rectale des termites, et des ciliés caractéristiques de la panse des ruminants. Enfin, certains protistes (amibes) vivent dans le tube digestif d’hôtes invertébrés ou vertébrés, sans pour autant être des symbiontes, ni des parasites. Ce sont des espèces dites commensales.
L’évolution des protistes a développé de nombreuses lignées, les limites de ces embranchements, fondées sur diverses caractéristiques comme le mode de nutrition, le déplacement, la présence éventuelle d’une paroi cellulaire, sont parfois difficiles à définir, notamment au niveau des modes nutritionnels. Les protistes sont divisés en cinq grandes classes : les Flagellés, les Rhizopodes, les Sporozoaires, les Cnidospories (des parasites de l'intestin des reptiles, des amphibiens, ou des poissons. Leur nature plurinuclée mais syncticiale en fait des métazoaires.
Ce document provient en partie de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Cnidosporidie ».). Les Ciliés ou Infusoires, sont les plus évolués des Protistes. Ils se distinguent par leurs cils vibratiles, leur noyau complexe et leur mode de reproduction par conjugaison.
Le règne des protistes se divise généralement en deux parties, les protozoaires, à affinités animales et des organismes unicellulaires qui possèdent une cellule ayant un vrai noyau. Cette cellule est très différenciée, remplit de nombreuses fonctions nécessaires à la vie, comporte des organites complexes comme les "vacuoles pulsatiles" des abeilles pour l’appareil alimentaire des Ciliés, la Vacuole Pulsatile constitue un véritable système assimilable à un organe des Métazoaires, la partie centrale de ce système est le Pore Vacuolaire dont la partie inférieure est fermée par une paroi qui l’isole de la Vacuole pulsatile. Le Pore vacuolaire est rendu rigide par des microtubules périphériques radiaires, la membrane plasmique peut être assimilée à une membrane semi-perméable, le Cilié d’eau douce va « embarquer » par osmose à travers sa membrane plasmique de l’eau avec le risque à court terme de voir éclater cette membrane sous la pression de cette eau, heureusement, la Vacuole Pulsative a pour rôle d’évacuer cette eau en excès, le mécanisme de cette évacuation n'est pas encore bien déterminé quoi que ce soit une réalité.
- Dans un premier temps, les Canaux adducteurs vont remplir la Vacuole c’est la phase de remplissage
- dans un deuxième temps on assiste à la phase d’expulsion pendant laquelle la vacuole se vide à l’extérieur et les ampoules se dilatent, peut-être y-a-t’il un phénomène de réabsorption au niveau de ses ampoules, les mécanismes exacts ne sont pas encore tout à fait connus, en tout cas, il est presque tout à fait certain que le rôle des Vacuoles Pulsatives est l’extraction de l’eau avec peut-être un peu de sodium MAIS certainement pas des déchets du métabolisme, qui empruntent une autre voie.
- la fréquence du cycle Remplissage / Expulsion est d’autant plus élevée que l’eau est pure, mais cette possibilité est encore très discutée, entre les "cils" ou "flagellés", ceux-ci se différencient donc fortement des cellules constituantes des tissus des métazoaires. Le passage des Protozoaires aux Métazoaires est une étape importante de l’évolution des espèces, l’état pluricellulaire permet à l’animal de grandir, car le nombre de ses cellules n’est pas limité, il peut aussi former des ensembles de cellules spécialisées, qui se groupent en organes (comme la peau ou les muscles) dont chacun assure une fonction déterminée. Cet état qui caractérise les métazoaires a conféré à la vie un grand pouvoir d’expansion, il a permis la diversification du règne animal tel que nous le connaissons aujourd’hui, ils ont conquis et se sont adaptés à tous les milieux de vie.
- Certains sont des parasites qui peuvent être dangereux, leur reproduction sexuée ou asexuée est très complexe.
Les protozoaires sont des organismes unicellulaires, pouvant s'associer en colonies, on les regroupe sous le terme de cnidosporidieshttp://www.ecosociosystemes.fr/nosemose.jpg,Rucher touché par la nosémose des abeilles, les microsporidies sont des agents infectieux  appartenant au groupe des parasites, ils sont de petites tailles, quelques millièmes de millimètres, constitués d'une seule cellule qui résume à elle seule le parasite unicellulaire, ils se développent à l'intérieur même des cellules des animaux ou des patients qu'ils infectent. Il s'agit de parasites intracellulaires, ils constituent un groupe très vaste de parasites comprenant plus de 100 genres regroupant plus de 1000 espèces différentes dont seulement un faible pourcentage est responsable d'infection chez les patients, ce très grand nombre d'espèces regroupées dans le groupe  "microsporidie" explique la très grande variété d'habitat et de comportement de ces parasites, ils infectent en effet tous les groupes animaux, chez les oiseaux et les mammifères pour qui l'infection peut avoir des conséquences économiques importantes (mortalité dans les élevages d'animaux à fourrure) et gêner le travail des scientifiques effectuant des recherches sur les animaux de laboratoire (souris, lapin).
Parmi les mammifères, l'homme peut être exceptionnellement infecté, il présente une diminution de ses défenses immunitaires, présentent des infections, les patients infectés par le virus de l'immunodéficience humaine en particulier, cependant des micropsoridioses intestinales sont connues chez des patients sans anomalie de leurs défenses immunitaires, au retour d'un séjour d'Afrique Tropicale et Equatoriale notamment. L'origine des microsporidies infectant l'homme est mal connue, il est possible mais non certain que quelques-unes soient présentes dans l'eau et infectent les personnes fragilisées à partir de l'eau de baignade ou de l'eau de boisson, les microsporidies peuvent alors donner des maladies de l'œil, des maladies du tube digestif (entérite) se manifestant essentiellement par une diarrhée pendant plusieurs semaines d'affilée, des maladies des bronches et des poumons (bronchite et pneumonie) et parfois des maladies de plusieurs organes en même temps après que les microsporidies se sont introduites dans le sang et ont diffusé dans tout le corps.
D'après Michel DRANCOURT avec en plus des définitions de Wikipédia).
Tout cela nous amène doucement à la biodiversité et surtout à la répression  et la biologie naturelle, à la conservation des espèces.
- les petits mammifères, tels les musaraignes et les campagnols, sont les principaux prédateurs des cocons de la tenthrède du mélèze
- les oiseaux déciment également les populations de larves et d'adultes.
- la répression naturelle, un nombre impressionnant de parasites et de prédateurs sont susceptibles de limiter la pullulation de cette tenthrède, on a répertorié non moins de cinquante parasitoïdes, dont quarante et une espèces d'hyménoptères et neuf espèces de diptères, qui s'en prennent surtout à l'insecte au cours de ses derniers stades larvaires, les coconshttp://www.insecte.org/IMG/jpg/cocon.jpg sont décimés par plusieurs prédateurs, dont des fourmis, des araignées ainsi que de petits mammifères, comme les campagnols et les musaraignes.  
En général, les nombreux ennemis naturels de la tenthrède réussissent à maintenir les populations à l'état endémique pendant quelques années, c'est à dire que la production des insectes est normale, ni trop importante ni trop faible toutefois, lorsque les conditions du milieu favorisent la prolifération de l'insecte, ses prédateurs agissent souvent trop tard, alors que les larves ont déjà causé des dégâts importants. Pour prévenir les dégâts, il faut soigneusement planifier la mise en terre des jeunes plants, les travaux de préparation de terrain doivent aussi être adéquats, tout comme ceux effectués pour dégager les plants de la compétition arbustive et herbacée, on sait, en effet, que les sites pauvres en matière organique et en débris de surface constituent de mauvais habitats pour les prédateurs des cocons de la tenthrède à tête jaune de l'épinette,http://www.pfc.forestry.ca/entomology/defoliators/images/Pikonema_alaskensis_2lrg.jpg, par contre, dans les plantations où les feuillus abondent, les nombreux parasites de ses œufs et de ses larves peuvent proliférer à loisir. On est parfois forcé d'avoir recours à des moyens de répression chimique, c'est le cas surtout dans les jeunes plantations qui sont gravement infestées et où les dégâts sont sérieux. Quand l'insecte n'attaque que quelques arbres isolés ou des arbustes ornementaux, il est facile de déloger les larves à la main. Les microsporidies, des protistes parasites à développement intracellulaire  aux particularités de ces organismes apparemment proches des levures, sont l'expression de leur adaptation au parasitisme intracellulaire. On les trouve chez les protozoaires, les invertébrés et les vertébrés.
Chaque espèce était supposée spécifique de l'hôte chez lequel elle était trouvée, les guêpes solitaires du genre Megascoliahttp://www.maltawildplants.com/!gfx/Nature/Megascolia_flavifrons2.jpg sont des parasitoïdes d'autres hyménoptères.
La communication entre les individus de la société se fait par des échanges tactiles et olfactifs, la vue servant surtout pour l'orientation et la recherche de la nourriture.

Les Orussoideahttp://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/d/d0/Tenthredo_marginella01.jpg/800px-Tenthredo_marginella01.jpg qui sont des parasitoïdes d'Hyménoptères donc, ils peuvent être nuisibles aux cultures et constituent la plus importante des familles. Les femelles des Rhyssa, les Ichneumonidés parasites solitaires de Symphytes xylophageshttp://aramel.free.fr/Urocerus-gigas-f-1.jpg sont capables de détecter leurs proies dans les troncs et d'enfoncer profondément leur tarière longue et fine à l'intérieur du bois pour les atteindre.
Les Aphélinidés sont des Chalcidiens parasites de pucerons, leurs larves se nymphosent à l'intérieur de la dépouille durcie de l'hôte appelée " momie " que les adultes quittent en découpant un opercule circulaire sur sa face dorsale.
Chez les Trygonalidés, parasitoïdes de guêpes, le développement des larves n'est possible que si un certain nombre de relations trophiques s'établissent (La hiérarchie et la cohésion sociale au sein des colonies d'Hyménoptères sociaux est maintenue par léchage et par trophallaxie (échanges de nourriture entre individus)), la femelle dépose des milliers d'oeufs sur le bord inférieur de feuilles consommés par des chenilles ou des larves de Symphytes. Mastiqués, les oeufs éclosent dans le corps de la chenille hôte, le développement des larves ne se poursuit que si celles-ci sont capturées par des guêpes qui en nourrissent leurs propres larves. Le Trygonalidé d'abord endoparasitoïde achève son développement en ectoparasitoïde de la larve de guêpe ensuite il se nymphose dans un cocon tissé à l'intérieur de la cellule de son hôte.
Les Agaonidés, les hyménoptères agaonidés parasites et pollinisateurs des figuiers sont des Chalcidiens, phytophages associés spécifiquement aux Ficus. Blastophaga pseneshttp://www.figweb.org/Fig_wasps/Agaonidae/Blastophaga/images/Blastophaga_psenes_330.jpg se développe dans les figues des figuiers sauvages européens, après avoir été fécondées par les mâles aptères, les femelles ailées quittent les figues pour pondre dans d'autres figues dont elles assurent ainsi la pollinisation.

La définition du problème.

En Belgique, la synchronisation entre parasitoïde et hôte ne semble pas optimale, en effet, nous avons observé que les parasitoïdes sont très actifs en début de printemps lorsque les populations de pucerons sont encore quasi inexistantes, ce manque d'hôtes conduit à une diminution des populations de parasitoïdes. Lorsque les pucerons commencent à se multiplier à la fin mai et en juin, les parasitoïdes sont tellement peu nombreux qu'ils ne peuvent assurer le contrôle du ravageur, la conséquence est l'explosion démographique des pucerons et le recours nécessaire aux insecticides.
Un jardinier employant déjà cette méthode nous explique

Citation :


* Deux voies d’approche sont envisagées pour pallier à cet asynchronisme,
1. L’aménagement de bandes herbeuses le long des cultures de froment
2. Le lâcher inondatif de parasitoïdes
L’hypothèse que l’on a formulée est que ces bandes herbeuses contiendraient des pucerons présents plus tôt dans l’année et permettraient aux parasitoïdes de se multiplier. On choisit des plantes abritant des pucerons ne s’attaquant pas au froment.
Exemple de réseau que l'on peut mettre en place, certaines plantes abritent des pucerons-hôtes alternatifs, présents plus tôt dans la saison, les parasitoïdes qui s’attaquent aux pucerons de céréales présents avant eux, peuvent alors se développer sur les pucerons alternatifs et être efficaces en grand nombre lors des pullulations de pucerons dans les céréales.
afin de vérifier notre hypothèse, nous avons comparé deux champs de froment témoins avec deux champs aménagés, chaque champ aménagé comportait deux bandes contenant du ray-grass, de la fétuque, du trèfle et de la luzerne, les deux premières espèces, c’est-à-dire les Graminées, sont des plantes-hôtes du parasitoïde A. rhopalosiphi, les deux autres plantes, des légumineuses sont des plantes-hôtes d'un puceron, la conclusion qui en ressort  est que dans les champs aménagés, la présence des pucerons-hôtes alternatifs maintenait l’activité des parasitoïdes durant le mois de mai, jusqu’à l’arrivée des pucerons de froment en juin, tandis qu’on observait la chute habituelle dans les champs témoins, le pourcentage de parasitisme des pucerons de froment en été était deux fois plus élevé dans les champs aménagés que dans les champs témoins.
En laboratoire, l'étude de la survie des parasitoïdes au froid fût étudiée, en effet, leur efficacité au printemps et en été dépend aussi de leur capacité de survie l’hiver, plus il y a de parasitoïdes qui survivent l’hiver, plus les populations printanières seront importantes et de ce fait plus efficaces dans le contrôle des populations de pucerons.
2. Le lâcher inondatif de parasitoïdes récoltés sur le terrain en début d'année et multipliés en grand nombre au laboratoire, ceci requiert la sélection d'une espèce de parasitoïdes efficace ainsi que la mise au point d'un élevage de masse de cette espèce, la sélection d’une espèce efficace. Quatre espèces de parasitoïdes susceptibles d’être efficaces ont été comparées, leur capacité de recherche a été étudiée envers trois espèces de pucerons du froment, Deux espèces ont été éliminées, car elles n’étaient pas efficaces contre les trois espèces de pucerons, les deux espèces de parasitoïdes, Aphidius rhopalosiphi et Praon volucrehttp://popgen.unimaas.nl/~jlindsey/commanster/Insects/Bees/SuBees/Praon.volucre.jpg pondant dans tous les pucerons du froment ont alors été comparées en fonction de plusieurs critères, capacité de recherche à basse densité d’hôte, paramètres démographiques, réponse fonctionnelle, capacité de détection d’hôtes déjà parasités ou non, capacité de discrimination du stade de l’hôte, grâce à ces expériences, la supériorité de A. rhopalosiphihttp://www.ecol.ucl.ac.be/edic/img-edic/parasit.jpg a été démontrée, il a été choisi pour mettre au point l’élevage de masse.
L'amélioration des conditions de production, la première étape était d’effectuer un choix de l’hôte d’élevage et de son stade optimal pour élever les parasitoïdes, ensuite les conditions optimales de l’élevage ont été choisies, en vue de conserver la diversité génétique et les capacités de fécondation, de recherche des hôtes et de ponte, les conditions idéales sont homogènes et constantes, 16 heures de lumière, 20°C et 60 % d’humidité, un seul hôte d’élevage afin de disposer rapidement d’une grande quantité de parasitoïdes, il est important de pouvoir les stocker, ainsi, nous avons effectué des essais de conservations de momies, et mis en évidence leur âge optimum de conservation, et la méthode d’acclimatation au froid la moins risquée, de plus, nous avons montré que la conservation durant deux semaines donne un nombre d’émergences et de descendants acceptables. Le paramètre le plus important pour la conservation au froid reste toutefois la méthode d’acclimatation, puisqu’elle influence radicalement les résultats.
Les Capacités de contrôle des populations de pucerons par Aphidius rhopalosiphi en champs, l’étude de la dispersion et du parasitisme en champ a montré que les parasitoïdes ont un effet jusqu’à 45 mètres du point de lâcher au moins en introduisant 4.200 individus au centre du champ, soit une densité de 1,4 individus par m2 (soit 1 couple pour 570 talles), répartis sur une surface de 30 m de rayon, cela s’est avéré être une densité trop faible pour obtenir un parasitisme suffisant des pucerons du froment. D’autres expériences, effectuées en grandes cages (16 m2) posées sur le champ ont permis de prouver que le contrôle des populations de pucerons, sous le seuil économique (10 pucerons par talle), par des introductions de parasitoïdes est possible.
La décision de l’introduction de 12 individus par m2, un couple pour 70 talles fût décidée, lorsque la population de pucerons était de 1 puceron par talle, permet de contrôler et stabiliser cette population, à un niveau de l’ordre de 6 pucerons par talles, c’est-à-dire sous le seuil économique (10 pucerons par talle), ces lâchers ont eu lieu dans un espace fermé, c’est-à-dire sans la possibilité de migration des pucerons ou des parasitoïdes de et vers le reste du champ, il reste donc à tester ces quantités directement sur le champ, sans cages



[Facultés] [SC] [BIOL] [ECOL] [Pointeurs utiles] Copyright © 2005 UCL/ECOL, Mise à jour, 17/07/03 Conception, P. Califice, webmaster : R. Wesselingh.
Les insectes parasitoïdes jouent un rôle fondamental dans le maintien de l'équilibre naturel, de nombreuses espèces sont utilisées comme auxiliaires dans le cadre de la lutte biologique
multipliée en laboratoire, elles sont ensuite lâchées dans les serres ou dans les champs afin de réduire les populations de certains ravageurs, pour lutter contre la Pyrale du maïs, on répand ainsi dans les champs de maïs de minuscules Chalcidiens, les Trichogrammes, qui vont pondre dans les oeufs du papillon.
(D'après Claire Villemont)

DE TOUT SUR LES PARASITES

L'ordre des HYMENOPTERES comprend
- une large part d'entomophages c'est à dire des insectes qui se nourrissent en parasitant d'autres insectes à tout stade de leur développement, œuf, larve, nymphe juqu'au stade adulte, ceux-ci ont un rôle important dans l'équilibre écologique en tant que régulateur des populations d'insectes parasites
- des phytophageshttp://www.vertigo.uqam.ca/vol2no2/art8vol2n2/figure-3.jpg
qui se nourrissent à partir de végétaux.

Séparément, les techniques actuelles de protection n'offrent pas de remède valable, il faut donc parvenir à combiner différentes méthodes de défense pour arriver à un résultat suffisamment positif en ce qui concerne les besoins de rentabilité, la protection de l'environnement, la sécurité alimentaire, cette combinaison vise à maintenir les dégâts causés par les parasites en dessous d'un seuil de nuisance valable au point de vue économique en favorisant les ennemis naturels des organismes nuisibles, en alliant souplesse et efficacité, cette technique fait appel aux connaissances scientifiques et aux techniques agricoles les plus poussées.
La lutte intégrée mélange la prévention, les techniques biologiques, les techniques biotechnologiques, en ajoutant les méthodes génétiques, les produits chimiques de manière réfléchie et limitée.
La lutte intégrée allie les techniques modernes et traditionelles en encourageant le respect de l'utilisateur, de la santé et de l'environnement et en veillant à garantir une saine rentabilité comme une meilleure rotation des cultures,  l'utilisation de variétés moins sensibles, un meilleur diagnostic
et un suivi des conseils des centres d'avertissement.

Les HYMENOPTERES offrent de multiples comportements et différentes formes de parasitismes qui contribuent à limiter efficacement les populations d'insectes ravageurs, leur capacité de coévolution avec leurs hôtes s'ils sont élevés et utilisés avec une biodiversité suffisante permet de limiter le risque d'adaptation des insectes "nuisibles" aux pesticides et aux parasitoïdes associés.
Les Aphélinidés sont une famille d'insectes HYMENOPTERES APOCRITES TEREBRANTS de la super famille des CHALCIDOÏDES qui
regroupe une vingtaine de familles composées en large majorité d'insectes entomophages, ils représentent 22.000 espèces au niveau mondial soit une dizaine de la totalité des insectes.
Certaines espèces sont phytophages. Les familles les plus importantes ont fourni 80% des succès obtenus en lutte biologique classique contre les insectes déprédateurs des cultures ou des milieux forestiers. C'est une famille d'insectes entomophages très utilisée en lutte biologique, au corps variant du jaune pâle au marron foncé, petit, peu sclérifié, les yeux nettement séparés, des antennes de 3 à 9 segments et un abdomen bien rattaché au thorax.
(D'après Wikipédia et d'autres sources variées)
Certains autres sont des déprédateurs de végétaux, de milieux forestiers, ils commettent des dégâts dans les plantes et les denrées dans le but de se nourrir, ils  sont considérés comme des organismes nuisibles dont les dégâts commis ont une importance économique significative, quand ils provoquent brusquement des dégâts importants, ils sont qualifiés de ravageurs
- Il ne faut pas confondre déprédateur (terme généralement appliqué pour des insectes, des acariens ou des rongeurs) qui est un animal qui commet des dégâts sur une plante ou des denrées, le plus souvent dans le but de se nourrir ... avec prédateur animal poursuivant et capturant des proies vivantes pour sa nourriture et celle de sa progéniture.
(D'après wikipédia)
Les larves et les adultes diffèrent en général aussi bien par leur morphologie que par leur mode de vie.  
La plupart des HYMENOPTERES rassemble des espèces potentiellement nuisibles qui disputent à l'Homme ses ressources, ennemis de l'Homme, des animaux domestiques, du gibier et, des espèces utiles auxiliaires ennemis de ceux-ci, pollinisateurs, décomposeurs... et animaux-ressources, comme l'Abeille domestique, le Ver à soie...
Ce sont en grande majorité des ecto ou endoparasites d'Hémiptères comme les cochenilles, pucerons et aleurodes.
Certains parasitent des oeufs d'Orthoptères, Lépidoptères ou des oeufs, larves et pupes de Diptères.
30% d'entre-eux sont des hyperparasites d'Aphelinidés ou de Chalcidoidés.
Les mâles sont parfois hyperparasites à l'égard des femelles.
Une famille bisexuelle où souvent des mâles sont rares donc la parthénogénèse est fréquente.
Les Aphelinushttp://quasimodo.versailles.inra.fr/inapg/aphidsmania/images/monj/aphelinus1.jpeg parasitent les pucerons ou aphidés, dans les champs, les jardins et les serres, les pucerons sont des ravageurs très répandus, on les trouve sur quasiment toutes les plantes à fleurs, sur les conifères, et parfois sur les mousses et les fougères, environ 900 espèces rien qu'en Europe.
Les pucerons se trouvent généralement au niveau des jeunes pousses ou toute autre partie tendre des plantes, leur appareil buccal de type " piqueur-suceur " leur permet d'atteindre les vaisseaux des plantes et d'en sucer la sève. Plusieurs types de dégâts en découlent,ce prélèvement de sève provoque l'affaiblissement de la plante,la production de miellat sur les fruits et plantes les rends collants, des champignons, les fumagines s'y installent, il y a transmission de virus, de nombreuses maladies comme la jaunisse et la mosaïque, la plante est déformée par l'injection des toxines.
On peut diviser les pucerons en deux catégories selon leur mode de vie, les espèces se développant sur une seule espèce végétale comme le puceron lanigère du pommier, d'autres migrent au cours de leur cycle entre 2 espèces de plantes comme le puceron noir de la fève. La reproduction des pucerons est complexe, il existe des espèces qui ne sont composées toute l'année que de femelles  comme le puceron du coton et d'autres qui ont au moins une génération avec présence de mâles comme le puceron vert du pommier, sous serre, les populations de pucerons sont généralement composées de femelles aptères qui donnent naissance à des larves et non des oeufs, qui se reproduisent par parthénogenèse, parfois des formes ailées apparaissent, ce qui permet de disséminer les colonies, en particulier quand la densité de population est trop importante. La nuisibilité des pucerons vient principalement de leur capacité à se reproduire rapidement, et en très grand nombre, 3-10 larves par jour, pendant plusieurs semaines pour certaines femelles. Dans des conditions favorables, on peut avoir en moyenne une nouvelle génération par semaine, et dans certains cas, la population peut se multiplier jusqu'à 4 à 8 fois en une semaine.
Lors de leur développement, les larves muent plusieurs fois, à chaque changement de stade, elles abandonnent une exuvie blanche, qui est visible sur les feuilles, cette présence permet de déceler la présence d'une colonie de pucerons. Dans les cultures non protégées, il y a une multitude d'espèces de pucerons présentes, tandis que dans les cultures protégées, on trouve 4 espèces principales, sur lesquelles les lâchers d'auxiliaires sont déjà répandus, le puceron du coton, le puceron vert de la tomate, le puceron vert du pêcher, le
puceron de la digitale. De très nombreux insectes " anti-pucerons " existent dans la nature, les chrysopes, syrphes, punaises, coccinelles...Dans le cadre des cultures extérieures, il peut être intéressant de lâcher des auxiliaires complémentaires pour favoriser les équilibres naturels, dans les cultures sous serres, généralement trop précoces pour que les auxiliaires naturels y soient efficaces, il est souvent nécessaire de lâcher plusieurs espèces d'auxiliaires, avec des modes d'action complémentaires, pour pouvoir contrôler les pucerons. Des prédateurs comme les coccinelles... et un diptère "Aphidoletés aphidimyza"http://www.ladybugindoorgardens.com/image/tnail/aphid_pred.jpg de la famille des Cecidomyiidés, capable de consommer au minimum 70 espèces différentes de pucerons, contrairement à d'autres espèces de cécidomyies, il ne cause pas de galles sur les feuilleshttp://www.omafra.gov.on.ca/english/crops/facts/biocontrol_aphidsf3.jpg.
Les femelles de certaines coccinelles pondent jusqu'à 20 œufs par jour, près des colonies de pucerons, les larves et les adultes sont de grands prédateurs, les stades larvaires âgés peuvent consommer jusqu'à 100 pucerons par jour. Cet auxiliaire supporte des températures assez basses, ce qui permet de l'utiliser à l'intérieur comme à l'extérieur, mais de préférence sur plantes végétales basses (herbacée ou arbustive).  
La femelle pond ses œufs au milieu des colonies de pucerons, ce qui permet aux jeunes larves de trouver rapidement leur nourriture. Ces larves sont des asticots de couleur plus ou moins orangée, qui mesurent 3 mm au dernier stade, et sont alors très visibles au milieu des colonies de pucerons. Une larve d'Aphidoletés aphidimyza peut consommer de 10 à 100 pucerons au total.      
Plusieurs espèces de micro-hyménoptères sont des parasitoïdes de pucerons, comme tous les parasitoïdes, ils ont une spécificité d'action, ils ne parasitent pas tous les mêmes espèces de pucerons. Les femelles de ces auxiliaires pondent leurs œufs dans tous les stades de pucerons, la morphologie des pucerons parasités change, ils sont alors appelés " momies ", les modifications sont variables en fonction du parasite, par exemple, un puceron deviendra bombé et doré, tandis qu'un autre deviendra noir(D'après Biotop).
D'autres Aphélinidés attaquent les aleurodes, d'autres encore se développent aux dépends des cochenilles.
Utilisation en lutte biologique.
Les Aphélinidés constituent une des plus importantes familles utilisées en lutte biologique, un autre aphélinidé parasite le puceron lanigère du pommier pond un oeuf par hôte, il peut être à son tour parasité par d'autres insectes, il est commercialisé et utilisé avec efficacité contre l'aleurode des serres sur les cultures de tomates, de concombres et de plantes ornementales.
Ceux-ci peuvent à leur tour être victimes d'autres consommateurs, c'est l'hyperparasitisme, ils jouent un rôle central dans le maintien des équilibres naturels quand tout se passe normalement sans excès d'aucun côté.
Les parasitoïdes sont des insectes qui pondent leurs œufs dans les larves d'autres insectes ou dans les larves d'autres parasitoïdes, c'est l'hyperparasitoïde.
Certains parasitoïdes font partie de la famille des Aphélinidés Apocrite Térébrant, la super famille des Chalcidoides est une famille d'insectes entomophages très utilisée en lutte biologique, les mâles et les femelles se développent différemment en endo-ou exo-parasites sur des hôtes différents ou en autoparasite.
Comme d'autres parasites, on peut les classer selon qu'ils sont des parasites externes ou internes.
On les dit ectoparasitoïde quand leurs larves s'alimentent sur la surface externe de leur hôte, endoparasitoïde lorsqu'elles s'alimentent à l'intérieur de l'hôte, ils peuvent être solitaires, un seul œuf est pondu sur la larve d'un seul hôte ou grégaires, plusieurs parasites, parfois jusqu'à plusieurs centaines s'alimentent aux dépends d'un même hôte.
On parle aussi de superparasitisme, plusieurs œufs de la même espèce sont déposés par différents individus sur le même hôte, le multiparasitisme, des œufs de différentes espèces sont déposés sur le même hôte, dans l'hyperparasitoïde, l'hôte est un autre parasite, l'hyperparasitoïde facultatif, une espèce normalement parasitoïde devient hyperparasitoïde par nécessité quand elle manque d'hôte normal, l'hyperparasitoïde obligatoire par contre dans laquelle, une seule espèce d'hôte est liée à une seule espèce hyperparasite, lesparasitoïdies koinobiontes ou Cenobiontes, la femelle parasite ne tue pas l'hôte sur lequel ou dans lequel elle pond son œuf, elle peut le parasiter précocement, si l'œuf y est pondu au premier stade alors que l'organisme-hôte est trop petit pour nourrir le parasite, ce dernier peut entrer en dormance jusqu'au moment où sa proie est suffisamment développée, le parasitoïde idiobionte, la femelle parasite tue ou paralyse l'hôte adulte avant d'y pondre son œuf, l'autoparasitisme, Chez quelques espèces, mâles et femelles se développent sur une même espèce, le mâle s'y développe en ectoparasitoïde alors que les femelles le font en endoparasitoïde,l'Adelphoparasitisme, la femelle est parasitoïde d'un hôte primaire herbivore le plus souvent et le mâle sera parasitoïde des œufs de femelles de sa propre espèce ou d’une autre espèce parasitoïde. Hôte secondaire
Mâles et femelles peuvent aussi être des parasitoïdes primaires mais avec un hôte différent pour le mâle et pour la femelle.

[s]Un exemple de lutte et d'équilibre biologique.[/s]

[s]Les trichogrammes.[/s]
http://quasimodo.versailles.inra.fr/inapg/ostrizone/images/larves.jpgfemelle de trichogramme pondant dans les oeufs de Pyrales(INRA Antibes)Tous droits réservés (INRA®)), ce sont des guêpes de toute petite taille dont la particularité est de parasiter les oeufs de la pyrale du maïs et de les détruire, à partir de ce constat une méthode de lutte biologique efficace a été développée depuis une vingtaine d'années, elle consiste à élever des larves de trichogrammes en très grande quantité, les déposer dans des champs de maïs où les pyrales ont pondu leurs oeufs. Les trichogrammes femelles vont pondre dans les oeufs de la pyrale, ceux-ci sont détruits et n'éclosent pas...les dégâts sur le maïs peuvent être ainsi évités sans avoir recours à des produits chimiques ou à du maïs génétiquement modifié.
Ces trichogrammes sont commercialisés, ce sont des HYMENOPTERES de très petite taille, un Trichogramme mesure environ ½ mm d'où leur surnom de MICRO-GUÊPES ou MICRO-HYMENOPTERE, c'est un atout pour l'environnement, la distribution de ce produit non toxique, biodégradable est parfaitement adaptée à l'utilisation en zones sensibles, à proximité d'habitation, de cours d'eau, champs avec présence de personnel...
Les auxiliaires naturels sont préservés notamment les parasites et prédateurs de pucerons ainsi que ceux de la pyrale, le lâcher est effectué à la main, cette méthode très facile est également bien adaptée à l'utilisation en toutes zones, notamment dans les parcelles difficiles, comme celles de petites dimensions ou avec une présence d'obstacles comme le matériel d'irrigation, les haies, les pylônes...(BIOTOPS).
Action du TRICHOGRAMMES sur la PYRALE DU MAÏS, parasites d'œufs de papillon.  
Les Trichogrammes sont des parasitoïdes qui se reproduisent grâce aux œufs de lépidoptères (papillons), ils empêchent ainsi la naissance des chenilles ravageuses, dans la nature, il existe des dizaines d'espèces de Trichogrammes, chacun est spécifique à un ou plusieurs papillonshttp://aramel.free.fr/Chenilles-Pieride-Chou2.jpg, certaines espèces ont été sélectionnées pour être produites en grand nombre et lâchées sur les plantes pour les protéger des attaques de chenilles.    
Mise au point de deux méthodes utilisant le Trichogramme,
lutte biologique contre la pyrale du maïs par le lâcher de l'insecte, lutte biologique contre certaines noctuelles (Héliothishttp://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/26/Heliothis_viriplaca01.jpg/786px-. La Noctuelle de la tomate très polyphage est un des principaux ennemis du cotonnier et du maïs doux. Dans les zones méditerranéennes, elle s'attaque fréquemment aux plantes potagères, tomate, artichaut, légumineuse, cucurbitacées, ainsi qu'aux cultures fourragères, au sorgho, au tabac, à l'œillet (Dianthus). On la trouve en France, en Europe, en Afrique et en Asie. La chenille est carnivore et sujette au cannibalisme. Dans les régions tempérées, elle hiverne au stade de nymphe (marron acajou, 14 à 18 mm) sous terre.
Dans le sud de la France, les adultes sortent entre mai et fin octobre. Elles ont plusieurs générations par belle saison et ont une longévité de 3 semaines.
La femelle pond 2 à 6 jours plus tard jusqu’à 3000 œufs. Les pontes isolées sont déposées sur les feuilles des plantes en floraison.
Les adultes sont des papillons gris-vert (mâle) et marron-orangé (femelle). Les ailes antérieures portent sur leur bordure une bande transversale marron.
Les œufs sont blanc-jaune puis marron foncé (0,4 à 0,6 mm de diamètre), ils éclosent 2 à 4 jours plus tard à 25°C.
Les larves sont blanc-jaune à marron-rouge pour les stades 1 et 2, et ont une tête marron mouchetée avec des bandes de couleurs (Fig. 2). Les larves qui s’alimentent sont souvent cachées à l’intérieur des organes végétaux.
La chenille consomme d’abord les limbes foliaires qui sont criblés de petits trous puis les organes florifères et les fruits. Une fois nourries, les larves descendent dans le sol (entre 2 et 8 cm de profondeur) et se nymphosent (en 10 à 14 jours), la troisième génération sort en septembre. La dissémination se fait par le vol des adultes, le vent et les échanges de plantes.
Les dégâts observés sont l'arrêt du développement et la chute des fruits, chez la tomate, fruits rongés surtout près du pédoncule, qui finissent par tomber. Sur le maïs doux, la larve dévore les épis.
Sur les plantes ornementales, les larves consomment le feuillage.
Sur les fruits en cours de grossissement, la larve fore une galerie en consommant la pulpe, la partie antérieure de son corps est enfouie dans le fruit et la partie terminale reste dehors (Fig. 3).
Stratégie de lutte, lutte biologique possible.
Fig. 1http://www.srpv-midi-pyrenees.com/_publique/sante_vgtx/organismes_nuisibles_et_lutte_obligatoire/images_nuisibles/heliothis_armigera_1.jpg
Adulte (3,5 à 4 cm).
Fig. 2http://www.srpv-midi-pyrenees.com/_publique/sante_vgtx/organismes_nuisibles_et_lutte_obligatoire/images_nuisibles/heliothis_armigera_2.jpg
Chenille sur tomate (30 à 40 mm de long).
 Fig. 3http://www.srpv-midi-pyrenees.com/_publique/sante_vgtx/organismes_nuisibles_et_lutte_obligatoire/images_nuisibles/heliothis_armigera_3.jpg
Chenille pénétrant dans une capsule de cotonnier.
Source photos, http://www.inra.fr/Internet/Produits/HYPPZ/RAVAGEUR/3helarm.htm),
Chrysodeixixhttp://www.galerie-insecte.org/galerie/image/dos16/big/papillon.jpg.jpg, noctuelle de l'artichaut,...) sur différentes plantes maraîchères, ornementales,...par des lâchers de Trichogrammes evanescenshttp://aramel.free.fr/parasiteChrysope.jpg, les Trichogrammes adultes parasitant des oeufs de la Pyrale
La larve du Trichogramme, -(a) après avoir dévoré le vitellus et l'embryon du Lépidoptère-hôte, il se transforme en nymphe -
-(b)http://www.inra.fr/dpenv/images/c16hawlb.gif occupe l'oeuf vide (clichés Nicole Hawlitzky).
a, larve de 3e stadehttp://www.inra.fr/dpenv/images/c16hawla.gif
- la région céphalique est en haut, le reste du corps est occupé par un énorme tube digestif, rempli de l'hôte
b,  nymphe, les lobes céphaliques, les ébauches d'appendices (2) sont visibles au travers du chorion de l'oeuf de l'hôte (3)http://www.inra.fr/dpenv/images/c16hawlb.gif

--Message edité par dany le 2008-12-19 14:55:34--

 dany
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 dany
  Posté le 29/06/2008 15:34:25
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Ce groupe-ci contient des vers dont le cycle ne nécessite pas d'hôte intermédiaire, des champignons, des protistes(Protos = premier) regroupant tous les êtres vivants mobiles et unicellulaires.
Le règne des protistes se divise généralement en deux parties :
- les protozoaires, à affinités animales, organismes unicellulaires qui possèdent une cellule ayant un vrai noyau, très différencié qui remplit les nombreuses fonctions nécessaires à la vie et qui comporte des vacuoles pulsatileshttp://forum.mikroscopia.com/uploads/post-6-1087224907.jpg.  
*Le Pore vacuolaire est « rigidifié » par des microtubules
*la Vacuole pulsatile est une grande vésicule limitée par une membrane permanente se distendant plus ou moins au cours du remplissage, une cavité de la cellule renfermant du liquide en communication avec l’extérieur par un Pore est alimentée par les Canaux terminés par une Ampoule.
Bien que le mécanisme intime ne soit pas définif pour les savants et qu’ils semblent varier d’une espèce cellulaire à l’autre il est logique que l'on peut tout de même avoir une petite idée sur son rôle.
* La première constatation faite sur ce système est le fait que les ciliés d’eau douce ont des Vacuoles Pulsatives d’autant plus actives que l’eau dans laquelle ils vivent est douce (ou pure), les ciliés marins et  les Ciliés parasites n’ont pratiquement jamais de VP mais il existe des exceptions. On peut conclure que les VP jouent un rôle dans l’équilibre hydrique de la cellule, le cytoplasme cellulaire étant hypertonique par rapport à l’eau douce et pratiquement isotonique par rapport à l’eau de mer ou au milieu intracellulaire pour les parasites. La membrane plasmique peut être assimilée à une membrane semi-perméable, il est donc logique de croire que le Cilié d’eau douce va embarquer à travers sa membrane plasmique de l’eau par osmose, la VP évacue l'eau en trop, cette membrane risque donc très peu d'éclater sous la pression de l'eau, ce mécanisme est reconnu mais toujours en cours de discussion :
- dans un premier temps : la phase de remplissage, les Canaux adducteurs remplissent la Vacuole.
- dans un deuxième temps : la phase d’expulsion pendant laquelle la vacuole se vide à l’extérieur et les Ampoules se dilatent, il est possible qu'il y aie un phénomène de réabsorption par des ampoules, les mécanismes exacts sont encore au centre de nombreuse discussions.
En tout cas, il est presque unanimement admis que le rôle des VP est l’extraction de l’eau avec peut-être un peu de sodium, mais certainement pas avec les déchets du métabolisme qui empruntent un autre chemin. En observant en amateur la fréquence du cycle Remplissage/Expulsion, celle-ci est d’autant plus élevée que l’eau est pure mais là aussi, il y a pas mal de contradictions!  
* les "cils" ou "flagelles" se différencient donc fortement des cellules constituantes des tissus des métazoaires en regard des protazoaires
* Les cellules de l’état pluricellulaire permettent à l’animal de grandir, car le nombre de ses cellules est illimité, elles peuvent aussi former des ensembles de cellules spécialisées, qui se groupent en organes comme la peau ou les muscles dont chacun assure une fonction déterminée, cet état caractéristique des métazoaires, a conféré à la vie un grand pouvoir d’expansion, et permis la diversification du règne animal tel que nous le connaissons, ils ont finalement conquis tous les milieux de vie et s'y sont adaptés. Certains sont des parasites qui peuvent être dangereux.
Leur reproduction sexuée ou asexuée est très complexe, ce sont des organismes unicellulaires, pouvant se grouper en certaines cnidosporidies : des protozoaires parasites comme les microsporidies, les acétosporidies et les myxozoaires. Ceux-ci  forment tous une forme de résistance et de transition d'un hôte à l'autre (les spores).
- Les microsporidies et les acétosporidies auraient leur origine chez les champignons. Ainsi leur mode de reproduction s'apparente à celui des champignons de la classe des Ascomycètes, dont le caractère principal est d'avoir des spores formées par division partielle à l'intérieur de cellules mères,  une des plus importantes de la division des Champignons. Elle renferme un nombre considérable d'espèces et est représentée dans toutes les régions du globe. Les deux principaux groupes sont ceux des Discomycètes et des Pyrénomycètes.
Les microsporidies sont des organismes de très petite taille (2 à 8 micromètres) qui accomplissent tout leur cycle parasitaire chez un même hôte spécifique. La partie interne de la spore  pénètre dans une cellule où elle produit des schizozoïtes. Après plusieurs divisions, les schizozoïtes deviennent sporontes et donnent les spores. Les spores peuvent être transmises à la descendance de l'hôte. Ainsi, certains peuvent être transmis par les œufs des crustacés qui donneront tous des femelles. Les microsporidies infectent surtout des poissons et parasitent uniquement des femelles. Certains s'attaque au foie et provoque la jaunisse de la truite, maladie mortelle et véritable fléau dans les piscicultures, d'autres s'attaquent aux reins des tanches ou aux branchies des perches et des brochets ou s'attaquent respectivement aux muscles et au derme des cyprinidés chez lesquels ils provoquent des kystes (maladie à bosses), d'autres encore provoquent la variole des carpes ou  détruisent les tissusn ou attaquent les tissus cartilagineux du crâne et provoque le tournis des truites et des saumons. Les microsporidies infectent aussi des invertébrés comme des insectes,elles provoquent une maladie connue sous le nom de pébrine (de pèbre : poivre), chez le bombyx du mûrier, elles  s'attaquent aux abeilles. La nosémose est une maladie très grave qui peut très rapidement détruire tout un rucher, d'autant qu'aucun traitement satisfaisant n'est applicable.
Les acétosporidies parasitent surtout des invertébrés marins, des vers, des mollusques comme certaines huîtres , ce dernier genre possède une espèce propre à chaque espèce d'huître et cause une maladie mortelle à plus de 90 % dans les élevages d'huîtres.
Les microsporidies, les myxozoaires, qui paraissent former des êtres pluricellulaires, mais dans lesquelles les éléments anatomiques sont tous semblables (R. Perrier) vivent exclusivement dans l'eau ou du moins dans la terre humide, dès que l'humidité vient à manquer, ils s'enkystent jusqu'à ce que les conditions redeviennent favorables à la vie. Ils jouent un rôle important dans la nature. Ils détruisent, pour s'en nourrir, une foule de bactéries pathogènes et surtout d'agents de putréfaction, en même temps que certains sont des agents de maladies qui peuvent être très dévastatrices (paludisme, notamment, qui est dû à un Sporozaire. Ajoutons encore que  les coquilles accumulées de beaucoup d'espèces de Protozoaires ont une grande importance technique en constituant la terre d'infusoires, la terre à dynamite, etc. Les roches crétacées de l'île de Rügen (Allemagne), de l'Angleterre, de la Grèce, etc., sont presque entièrement formées de ces amas de coquilles, et c'est la blancheur même de ces immenses dépôts qui a donné lieu aux noms d'Albion, d'Albanie, de Crète, etc.  
Les Protozoaires sont généralement des êtres microscopiques, parfois difficiles à distinguer des végétaux inférieurs. Ainsi les spores de certaines Algues présentent à une certaine époque de leur développement une telle similitude, pour ne pas dire identité, avec des espèces de Protozoaires, qu'il serait impossible de les distinguer sans étudier les phases ultérieures du développement, et encore ! Un savant créa alors le règne des Protistes, qui renferme non seulement les êtres unicellulaires, parfois coloniaux, à caractère animaux ou végétaux, Protozoaires, Bactéries, Diatomées, mais encore quelques organismes multicellulaires, les Champignons.
Les Protozoaires forment ainsi la composante animale du règne des Protistes. Les protozoaires sont des organismes anatomiquement simples, puisqu'ils paraissent se réduire à une cellule unique, mais au point de vue biologique on peut dire que des fonctions à foison leur sont assignées tandis que chez les Métazoaires une fonction particulière est remplie par une cellule en particulier, une cellule de Protozoaire remplit à elle seule toutes les fonctions que se partagent les êtres pluricellulaires, de plus, on trouve, dans les Protozoaires qui ont un rudiment des organes qui se rencontrent pluricellularisés chez les Métazoaires. Le sarcode, cellule des Protozoaires composée d'une masse d'apparence semi-fluide présente une structure spéciale, commune à la plupart des protoplasmes animaux ou végétaux. Très lâches au centre du corps, les mailles du réseau hyaloplasmique tendent à se resserrer et à se condenser vers la périphérie pour former une couche d'autant plus résistante que l'élément solide prédomine davantage sur l'élément liquide. La couche périphérique condensée autour du corps, ce sont les ectoplasmes, ectosares et par opposition on a appelé endoplasme, endesare, la portion centrale de l'organisme.
Le sarcode jouit de toutes les propriétés des protoplasmes, il est contractile,réagit contre les excitations extérieures, il est le siège des fonctions de nutrition et de respiration,  s'assimile les particules alibiles qui arrivent à son contact et il rejette celles qui ne peuvent servir à la nutrition, il est en échange osmotique perpétuel avec le milieu liquide où il est placé. C'est par ce mécanisme qu'un grand nombre de Protozoaires absorbent l'oxygène dont ils ont besoin pour vivre et rejettent l'acide carbonique et les liquides excrémentiels résultant de la nutrition. Il est impossible du moins de constater l'existence de processus physiologiques plus complexes chez ceux des Protozoaires qui sont nus, et en particulier chez certains parasites comme Opalines de la Grenouille, Grégarines des Arthropodes, etc., qui trouvent tout formés dans les liquides de leurs hôtes les aliments qui leur sont nécessaires. Chez certains Protozoaires, le sarcode sécrète une enveloppe gélatineuse susceptible d'englober les particules étrangères en formant une sorte de coque, il peut aussi secréter des parties dures et solides qui constituent un squelette aux Protozoaires, la carapace cuticulaire des Infusoires et, dans le groupe des Rhizopodes, les baguettes axiales, de nature albuminoïde, qu'on rencontre chez les Héliozoaires, tels le test chitineux ou calcaire des Amibes et des Foraminifères, les piquants et les sphères treillissées des Radiolaires... etc.

La nutrition.
Dans l'épaisseur des parois de l'ectoplasme, on voit se former chez beaucoup de Protozoaires, surtout chez les Rhizopodes, une petite vacuole pulsatile, la vésicule contractile, qu'on considère comme un organe d'excrétion et de respiration. C'est le premier indice de différenciation perceptible dans ce groupe,
en second, c'est la formation d'une ouverture spéciale, le cytostome, destinée à servir de bouche aux Infusoires, et celle de l'organe de succion (ventouse fasciculée) des Acinétiens. Chez les espèces pourvues d'une bouche, on rencontre généralement aussi un anus distinct, le cytoprocte.
Les particules alimentaires solides sont souvent reçues dans des vacuoles digestives à secrétion acide, sorte d'estomacs temporaires, entraînés dans un mouvement lent de cyclose avec l'endoplasme tout entier, l'évacuation a lieu par un point quelconque du corps, s'il n'existe pas de cytoprocte. Chez des Ciliés tels que Didinium, Monodintium, Balantidium (Paramécies), etc., le protoplasme présente une tendance à se canaliser pour le passage des aliments dans une direction déterminée, c'est le premier indice de la formation d'un intestin.

La locomotion.
L'ectoplasme des Protozoaires peut renfermer des fibres contractiles (Stentors, Spirostomes), de véritables organes urticants, d'autres très variés servent à la locomotion. Chez les Amibes, divers autres Rhizopodes, etc., le déplacement se fait par l'émission de pseudopodes, ainsi le corps peut, grâce à la contractibilité de l'ectoderme, émettre des expansions digitiformes, dans lesquelles se précipite toute la masse de l'individu, chez les Foraminifères, on voit sortir par les orifices des filaments protoplasmiques qui, par leur contraction, déterminent le mouvement du corps tout entier. Il n'est pas toujours possible de se rendre nettement compte du mécanisme qui préside aux mouvements de certains Protozoaires. Ainsi les Grégarines offrent, en général, un déplacement en totalité sans contraction du corps, et qu'on peut comparer à celui de certaines Diatomées. Dans les groupes plus élevés, Infusoires, par exemple, on trouve des organes déjà bien différenciés,chez les Flagellés existent de longs appendices flexibles, contractiles, dans l'épaisseur desquels on a constaté une striation qui rappelle celle des fibres musculaires, ces filaments (flagelles) ondulent sans cesse (Noctiluque, Cercomonas, etc.). Les Ciliés présentent, comme leur nom l'indique, des cils vibratils, nombreux et courts, couvrant toute la surface du corps ou distribués suivant des franges ou bien ce sont des cirres, ou des soies rigides, ou enfin des membranes ondulantes qui avoisinent l'orifice buccal, de rares espèces présentent ce que l'on a appelé des trichocystes, ce  sont de petits organes « fusiformes, capables de s'allonger au moindre contact, se transformant en autant de petites aiguilles venimeuses qui immobilisent et peuvent tuer les proies » (D'après Aubert).

La reproduction.
Un Protozoaire type est un être unicellulaire, c.-à-d. composé d'un élément protoplasmique nucléé, entouré d'une couche périphérique plus ou moins différenciée, le noyau manque, en effet, rarement chez ces animaux, et s'il n'est pas apparent sous forme d'une ou de plusieurs petites masses condensées, du moins la substance nucléaire est disséminée dans tout le protoplasme sous forme de granulations. Le noyau sert en général, comme dans toute cellule, à assurer principalement les fonctions de multiplication et de reproduction. Celle-ci a lieu par bipartition précédée de la division du noyau, mitose, par bourgeonnement (séparation de l'individu-mère d'une petite masse nucléée), enfin par sporulation (division de la masse protoplasmique en une foule de fragments nucléés dont chacun forme une spore). Au moment de la reproduction ou quand les conditions ambiantes deviennent mauvaises ou pour favoriser une copieuse digestion.  l'animal s'enkyste quelquefois. Chez les espèces supérieures, les phénomènes de la reproduction sont en étroite relation avec une conjugaison préalable, qui n'est autre que la fusion d'éléments nucléaires de deux individus différents. La conjugaison a surtout été bien étudiée chez les Infusoires ciliéshttp://www.ac-grenoble.fr/svt/SITE/eleves/prodelev/sarcenas_peyrard/images/bete.gif.
Des expériences ont permis de se rendre compte du rôle que joue le noyau; seul un fragment de Protozoaire renfermant le noyau ou une partie de celui-ci continue à vivre indépendamment, la portion détachée qui ne renferme rien du noyau, se meut encore quelque temps et réagit, puis périt totalement. des remarques analogues sur les pseudopodes de Difflugies détachés, ces organes, isolés, se meuvent, changent de forme, se comportent comme des Amibes et meurent au bout de quelques heures. Mais si on laisse le pseudopode coupé dans le voisinage de l'individu-mère, il se roule d'abord en boule, puis, au lieu d'émettre une série de prolongements, comme le pseudopode isolé,il n'en émet qu'un seul vers l'individu-mère, celui-ci à son tour, dirige vers lui un pseudopode plus gros et plus apparent que les autres, il se fait comme une attraction entre les deux, qui finissent par se réunir et se fusionner définitivement, même si on change l'orientation à plusieurs reprises (Revue scientifique, ler juillet 1899, p. 24). (Dr L. Hahn).

Une classification des Protozoaires.
Les nombreuses espèces que constitue ce groupe - plus de 30.000 - peuvent être réparties en trois classes :
- les Infusoires (Ciliés et Flagellés)
- les Sporozoaires et les Rhizopodes
- les protophytes, à affinités végétales
 
Des bactéries ou des virus.
Cependant, la majorité des parasitoïdes étudiés et répertoriés sont des insectes.
Au milieu des années 1990, on avait déjà répertorié et nommé 87.000 espèces d’insectes parasitoïdes, classés dans six ordres.
Les proies sont presque exclusivement des insectes, mais on connaît quelques espèces de parasitoïdes spécialisés (presque tous des diptères) qui pondent leurs oeufs sur des araignées, des chilopodes, une classe d'arthropodes de l'embranchement d'invertébrés possédant un squelette externe et des appendices articulés, comprenant les crustacés, les insectes, les mille-pattes (myriapodes) et les araignées (arachnides). Chacun des nombreux segments porte une paire de pattes sauf le premier dont la paire d'appendices est transformée en paire de crochets à venin et les deux derniers. Les chilopodes sont prédateurs d'autres arthropodes(différents des insectes) ou de vers, ils sont tous terrestres mais ont besoin d'un milieu humide car leur cuticule ne possède pas de couche de cire leur permettant de résister à la sècheresse, ils fuient la lumière(lustifuge), la morsure des plus grandes espèces est douloureuse pour un homme adulte et peut parfois être dangereuse pour un enfant.
Beaucoup de parasitoïdes pondent directement sur l'oeuf ou la larve de leur hôte. Certains parasitoïdes pondent leurs oeufs sur leur hôte à d'autres stades du développement (pupe, adulte). Quelques espèces de parasitoïdes parasitent un stade de développement pour émerger au stade suivant.
Quelques espèces pondent dans un environnement susceptible d'abriter leur espèces-hôtes cible, et ce sont les larves une fois éclose qui devront trouver leur hôte, ainsi le coléoptère Aleochara bilineatahttp://www.parasitoides.univ-rennes1.fr/Aleo.jpgparasite des racines, les oeufs sont pondus près de la plante favorite de l'hôte où la larve, à son premier stade trouvera probablement des pupes de certains diptères(mouches) à parasiter (par exemple de Delia radicumhttp://plante-doktor.dk/Delia%20radicum4.JPG,http://popgen.unimaas.nl/~jlindsey/commanster/Insects/Flies/SpFlies/Delia.radicum.jpg prédateur des cultures du chou, du colza ... Remarque : Aleochara bilineata, à l'état adulte est aussi un prédateur de ce diptère, dont il consomme jusqu’à 23,8 œufs ou larves de mouches par jour. L'immunité de l'hôte défend ce dernier contre les parasites, certaines espèces parasitées peuvent encapsuler l’œuf du parasitoïde et inhiber son développement, mais certains endoparasitoïdes évitent cette encapsulation en pondant leurs œufs dans une zone inaccessible. Les femelles d'autres endoparasitoïdes injectent à l'hôte un virus inhibant son système immunitaire.
Les proies d'ectoparasitoïdes peuvent chercher à se débarasser du parasite, risque que quelques espèces éliminent en sécrétant une toxine paralysant partiellement ou totalement l’hôte.  [/cit]
Etant donné que ces explications sont assez complexes, je me suis permise de faire quelques simplifications!

--Message edité par dany le 2008-12-02 11:40:36--

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 dany
  Posté le 26/07/2008 10:36:27
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LE PARASITISME CHEZ LES FOURMIS.

Les parasites sociaux

Parmi les parasites sociaux les plus sophistiqués, il y a les fourmis qui exploitent d'autres fourmis comme Anergates atratulushttp://www.lamarabunta.org/4images/data/media/357/aner2.JPG, l'exemple le plus poussé est peut-être la fourmi "Teleutomyrmex Schneideri", ce parasite extraordinaire vit exclusivement comme hôte d'une autre fourmi, la Tetramorium caespitumhttp://ant.edb.miyakyo-u.ac.jp/P/PCD0313/A/34.jpg. Teleutomyrmex Schneideri atteint le stade ultime du parasitisme social chez les fourmis http://www.lamarabunta.org/4images/data/media/357/aner2.JPG par
la disparition des ouvrières et l'apparition de caractères particuliers, dépourvue d'ouvrières et parasitant Tetramorium caespitum Teleutomyrmex Schneideri offre des particularités dégénératives, adaptatives, surprenantes, des pièces buccales, des mandibules, du peigne tibio-larsal, développement des tarses terminaux en organes fixateurs, physogastrie des femelles dont l'abdomen non distendu est circulaire, très aplati et concave en dessous, aspect et teintes larvaires du mâle, ailes faiblement chitinisées. Les relations entre les deux partenaires de l'association sont celles d'un parasitisme social obligatoire, le principal bénéficiaire en est Teleutomyrmex, qui trouve, chez son hôte, gîte, soins, nourriture et même support individuel, isolé de l'hôte, même à plusieurs individus, le parasite dépérit rapidement, en revanche celui-ci offre à son associé des sécrétions cutanées, dont les Tetramorium se montrent très friands, plus qu'ils ne le sont à l'égard des exsudations épidermiques de leur propre reine. Ces sécrètions constituent un important lien de 1'association, elles facilitent l'adoption des femelles du parasite, d'autant plus que celles-ci y joignent l'astuce de s'accrocher par leurs
tarses-fixateurs au corps de la femelle-hôtesse ou de la reine physogastrique, il y passe une bonne partie de sa vie, y pond ses oeufs et partage les soins qu'apportent les ouvrières Tetramorium à leur propre reine, dans cette tendance à s'agripper, on est tenté d'y voir un réflexe tactile, s'il n'y manquait pas l'automatisme rigoureux, se manifeste surtout après la fécondation, les femelles de Teleutomyrmex
peuvent se réunir à plusieurs sur une femelle de Tetramorium.  Les femelles parasites s'agrippent a l'occasion aux femelles ailées ou désailées, aux pupes, même aux cadavres de l'hôte, elles s'agrippent aussi les unes aux autres.
D'après une source de M. CAULLERY, Le parasitisme et la symbiose, W. M. WHF.ELER, Les societes d'insectes et H. KUTTER, Bull. Soc. Entom. Suisse, 23.
Une à plusieurs femelles physogastriques du parasite sur un hôte, C'est le premier cas connu de ce genre, le couvain est mixte et, à la période du vol nuptial, le nid composé renferme temporairement des individus sexués des deux espèces. L'accouplement des Teleutomyrmex s'effectue normalement, sinon exclusivement entre frères et soeurs, dans le nid-mère, les mâles ne représentent d'ailleurs que 10-15 % de la population du parasite. Après la fecondation, les femelles se débarassent de leurs ailes, mais elles sont aussi capables de voler bien que 1'essaimage ne semble plus être pratiqué. La propagation de l'espèce se fait par infestation d'un nid approprié et plutôt petit de Tetramorium ou l'introduction de la femelle s'opère probablement sur le dos d'une ouvrière, une fois entrée dans le nouveau nid et arrivée au contact de la reine, l'intruse monte sur le corps de celle-ci, ce qui lui confère une certaine immunité, les secrètions cutanées faisant le reste. Les nids ramifiés de la Tetramorium ont la préférence des jeunes femelles parasites, 1'injection y est facilitée par la possibilité d'une accoutumance graduée. En nid artificiel, les ouvrières de l'hôte ont fini par tuer leur propre reine mais nous ignorons si c'est la réalité. Le parasite s'avère incapable de se nourrir par ses propres moyens, mais nous n'avons pu constater, du moins d'une façon précise, la régurgitation entre l'hôte et le parasite. Seules, les femelles accrochées au thorax de la reine-hôtesse semblent pouvoir profiter de l'alimentation de celle-ci par ses ouvrières. Vis-à-vis des membres de trois colonies mixtes étudiées, les Teleutomyrmex se sont montrées interchangeables, ce qui n'était pas le cas pour les Tetramorium. Des colonies de ceux-ci, exemptes de Teleutomyrmex adoptaient facilement des parasites, par contre, des Tetramorium d'origine luxembourgeoise demeuraient nettement hostiles à l'égard du parasite inconnu...
Nos Teleutomyrmex presentaient une mortalité élevée, attribuable à une infection endoparasitique par des Nématodes. L'un de nous  a decouvert à Saas-Fee(Suisse) deux autres fourmis parasites, Epimyrma Stumper chez Leptothorax
nigricepshttp://photos.fourmis.free.fr/media/193/temnothorax_rabaudi_2.jpg et Doronomyrmex pads chez Leptothorax acervorum. Ces découvertes centrent 1'intérêt sur la faune myrmécologique des Hautes-Alpes, où les conditions favorisent la genèse de formes nouvelles, le Teleutomyrmex constitue certainement 1'une des plus intéressante, le stade ultime où se rejoignent les
parasitismes sociaux et individuels.
(Extrait des Comptes rendus des seances de l'Académie des Sciences, seance du 13 octobre 1960.)
GAUTHIER-VILLARS, IMPRIMEUR-LIBRAIRIE DES COMPTES-RENDUS DES SEANCES DE L'ACADEMIE DES SCIENCES
Paris. Quai des Grands-Augustins, 55.

L’espèce "Teleutomyrmex schneideri"  vit exclusivement aux dépends d’une autre espèce de fourmi, ce sont des ectoparasites, en effet ils passent la plus grande partie de leur temps sur le dos de leurs hôtes, grâce à la forme et la petite taille de leurs corps favorisant leur adhésion, leur survie dépend essentiellement des fourmis porteuses car leur corps faible et dégénéré, et l’absence d’un caste ouvrier dans l’espèce ne leur permettrait pas de survivre tout seul, il y a absence de certaines glandes dont les fourmis se servent pour produire une nourriture liquide aux larves et pour se protéger des bactéries.
L’aiguillon et la glande à venin sont trop petits et les mandibules sont trop petites et faibles pour absorber toute autre nourriture que liquide, ainsi ces fourmis ne peuvent subvenir à leurs besoins, car elles ne savent qu’imiter le langage chimique dans l’espoir qu’une autre fourmi ne fasse pas la différence et s’occupent d’elles, en les lavant et les nourrissant à leurs demandes car ce sont des actes qu’elles ne pourraient pas accomplir.
Une autre forme de parasitisme social est inouïe, C’est celle des fourmis qui d'autres fourmis à l’état d’esclave, les fourmis amazones en sont un exemple, elles possédent de puissantes mandibules pouvant aller jusqu'à sectioner du cuir et constituées d’un corps de grande taille, de véritables engins de guerre, toutefois, bien que leur mâchoire soit puissante, l’absence de dents cisaillées sur les mandibules, ne leur permettent pas de creuser, de manger, et de manipuler les cocons, elles vont utiliser d’autres fourmis capables d'agir à leur place, pourtant au combat, elles sont dotées d’une capacité étonnante,elles organisent des raids vers les autres fourmilières, en formant des colonnes compactes pouvant courir à +/- 26 km/h. Quand elles arrivent au but, elles pénètrent dans la fourmilière et se saisissent des larves. De retour dans leur nid, elles tuent et attaquent les ouvrières qui sont dans leur passage. Arrivées à la colonie, elles donnent les nymphes aux esclaves adultes qui vont nourrir les amazones et creusent des tunnels qu'elles gèreront avec grand soin.
La fourmi peut être victime d’un parasitage ou bien être elles-mêmes parasites,cela leur permettra de survivre.
Elles vivent surtout en Belgique et dans le nord de la France.  elles forment des colonies avec une seule reine mais avec plusieurs milliers d'individus, très attachées à leur territoire, elles sont très rapides à s'engager dans des batailles dans lesquelles elles peuvent se mesurer à plus de 10.000 autres guerrières assoiffées de se battre, elles préfèrent des terrains sablonneux. Les fourmilières sont étendues et peu profondes. Elles sont très populeuses, omnivores, mangent de tout, ça peut aller des insectes à l'eau sucrée, aux fruits... La surface inférieure de leur abdomen, fortement convexe, autorise un contact étroit avec leur hôte, les coussinets et les griffes surdéveloppés permettent une prise sûre sur la surface chitineuse lisse des autres fourmis.  

Les Synechtres
sont des prédateurs nuisibles,ils effectuent des raids dans les fourmilières, où ils restent peu mais ravissent des ouvrières, des larves ou des sexués. D'autres comme de nombreuses Araignées, des Hémiptères carnassiers comme le Reduvehttp://users.skynet.be/fa213618/Reduvius-personatus-01.jpg ... sont peu spécifiques et pillent des fourmis variées  mais d'autres n'attaquent qu'un ou deux genres de Formicidés, les Staphylinidés Myrmecia prennent Tapinomahttp://medias.jeuxonline.info/forums/customavatars/avatar100639_1.gif et Formicahttp://perso.wanadoo.fr/famille.barre/images/fourmi3.jpg, les larves de l'Hémiptère Coréide Camptopus sucent principalement Crematogasterhttp://www4.ncsu.edu/~bsguenar/Pics/Crematogaster-Japan-sp1-5.jpg et Camponotus, les synechtres sont souvent tués par les fourmis.

Les Synoecètes
ce sont des commensaux, le commensalisme est un type d’interaction biologique naturelle entre deux êtres vivants dans laquelle l'hôte fournit une partie de sa propre nourriture au commensal, il n’obtient en revanche aucune contrepartie évidente de ce dernier, le commensalisme est une exploitation non-parasitaire d'une espèce vivante par une autre espèce, c'est une variante du parasitisme, si l'hôte fournit une partie de sa propre nourriture au commensal, il n’obtient en revanche aucune contrepartie évidente de ce dernier, le commensalisme est une association non-destructrice pour l’hôte,ce qui le différencie du parasitisme, ce dernier peut tout à fait continuer à vivre et évoluer en présence du commensal et, le plus souvent, « ignore » tout de la relation. Les survies des deux organismes ne sont pas interdépendantes. Quelques exemples, certains crabes sont commensaux des moules, certaines sociétés de coléoptères cohabitent avec les fourmis. Ces commensaux qui sont tolérés dans les nids se nourrissent de substances diverses dans les sols humides et riches en humus, ces petits insectes sans ailes peuvent s'attaquer aux jeunes plantes qui germent. Les dégâts sont visibles au niveau des cotylédons et de la jeune tige. Les collemboles ont une taille d'environ 2 mm, ils sont blancs ou couleur terre selon l'espèce, dépourvus d'ailes, les collemboles sont pourtant des insectes sauteurs. Attention, ils peuvent également s'en prendre à vos plantes d'intérieur, ils se nourrissent des particules humiques et détruisent ainsi la structure du sol, ce qui peut entraîner la mort des racines.
Ces commensaux sont peu nuisibles, en nid artificiel, les fourmis s'énervent et les supportent mal, des Cyphodeirus (Collemboles blancs) , des Lépismes gris, divers Acariens, Isopodes et Coléoptères sont omnivores et vivent des provisions, excréta ou Cryptogames du nid. D'autres commensaux, dits Strigilateurs, lèchent le corps et les pattes des fourmis, absorbant leurs sécrétions et dévorant parfois leurs parasites externes. Les Lépismes dorés se placent entre deux fourmis et happent au passage la goutte de nourriture qu'elles échangent (Ch. JANET). Ces Lépismes n'échappent aux fourmis que par leur course rapide.

Les Trophobiontes(cochenille) sont des insectes herbivores constituant le bétail des fourmis.

Les Symphiles sont les commensaux les plus stricts, généralement très recherchés par les ouvrières en raison des sécrétions agréables qu'ils produisent. Chez divers Coléoptères, ces substances se localisent au niveau d'un trichome, ou amas de poils dorés sur le dos de l'abdomen. Ils sont en général nuisibles aux fourmis.

Les Parasites vrais
Les fourmis portent de véritables parasites, internes et externes, des Nématodes(vers ronds) du genre Mermis, provoquent parfois des anomalies intercastes, comme les intermédiaires entre ouvrières et soldats chez Pheidolehttp://www.earlham.edu/~biol/hawaii/pheidole.jpg, on la trouve dans le sud de la France, bien qu'elle soit très petite (taille inférieure à une Lasius Nigerhttp://popgen.unimaas.nl/~jlindsey/commanster/Insects/Bees/SpBees/Lasius.niger.jpg) sa force est grande!
La gynehttp://photos.fourmis.free.fr/media/93/Herculeanus.jpgles princesses fécondées deviennent des reines, appelées également gynes, elles fonderont leur propre colonie toute seule, il n'y a pas besoin de rajouter des ouvrières, ce qui est par ailleurs dangereux...toute gyne demande de la tranquillité, il est tentant de l'observer, de l'exposer à la lumière, de la photographier...elle a pour particularité de pondre à foison, ce qui permet d'obtenir dans une colonie en captivité plusieurs milliers d'individus! Il est bon de noter aussi que les gynes Pallidulahttp://www.akolab.com/multimedia/pheidole_pallidula_02.jpg est une des seules espèces en France à posséder une caste de guerrières, ce qui la rend très combative. Il serait trop long de citer tous les vrais parasites.

Les fourmis parasites

Les Lestobioses
Le cas typique est celui de Formicoxenus nitidulushttp://www.arkive.org/media/4AB746A0-70C5-458C-9E89-FFD7CD978D3E/Presentation.Medium/Two-shining-guest-ants-wingless-queen-and-male.jpg, qui fait de petits nids à la surface des grosses fourmilières de Formica rufa. Il pille un peu les Formica sans les tuer.

L Esclavagisme
L'espèce parasite va piller les nids d'une fourmi voisine, et emploie comme esclaves les ouvrières issues des larves dérobées, Polyergus rufescens avec la reinehttp://www.fotothing.com/photos/a29/a29c2f21281404df1c8eb2072b1de095.jpg pille les Serviformicahttp://picmirror.de/bild.php/3882_pict0052pivo1.jpg ici, on se rend compte de la nécessité de l'esclavagisme, car Polyergus, à mandibules en faucilles, ne pourrait porter et nourrir le couvain.

Quelques fourmis sont esclavagistes, comme les Formica sanguineahttp://popgen.unimaas.nl/~jlindsey/commanster/Insects/Bees/SpBees/Formica.sanguinea.jpg, et pillent le couvain des autres espèces en faisant de véritables raids dans les colonies d'autres fourmis, s'emparent de pupes, cocons et nymphes qui sont traitées comme le couvain génétiquement parent, nourries, choyées, protégées.
Une fois nées, les ouvrières esclaves ne se rendent compte de rien, et pensent être dans leur fourmilière d'origine. Elles se mettent donc tout naturellement au travail.
Il arrive parfois qu'une reine d'une autre espèce soit prise en esclavage, la fourmilière disposera donc pendant une vingtaine d'années d'esclaves à profusion.

Quelques espèces, comme les fourmis amazones (Polyergus rufescens ouvrièreshttp://www.fotothing.com/photos/d08/d08f06ac2ae24b36293713e52f3760d5.jpg), sont devenues complètement dépendantes de telles esclaves, au point d'être incapables de s'alimenter sans leur aide.

Le Parasitisme temporaire, la reine est incapable de fonder son nid seule, souvent par suite de sa petite taille et du manque de réserves, elle doit se faire alors aider par des ouvrières d'une autre espèce.

Voici quelques sortes de parasitisme.

- Les fourmis qui exploitent d'autres fourmis.

Nom commun de petits INSECTES sociaux qui vivent généralement au sol, de la famille des Formicidés, de l'ordre des Hyménoptères. Les fourmis sont les Insectes les plus abondants : on en compte environ 12.000 espèces dans le monde dont environ 186 au Canada. Elles sont noires, rouges, brunes ou jaunes, et leurs téguments sont nus, poilus ou épineux. Elles se distinguent à leur taille fortement amincie à la base de l'abdomen pour former un pédoncule muni d'une ou deux protubérances arrondies. La tête relativement grosse porte des antennes coudées et des pièces buccales bien en évidence. Les ouvrières n'ont pas d'ailes alors que, normalement, les reproductrices en sont pourvues et se reproduisent lors du vol qui suit leur émergence. Après l'accouplement, la reine gagne le sol, se départit de ses ailes et creuse une logette où elle pond ses oeufs. Elle s'occupe de ses premières larves, mais ce sont ses filles ouvrières qui s'occupent ultimement du couvain.
Les fourmis sont les insectes sociaux les plus diversifiés et les plus spécialisés. On les rencontre des tropiques à la toundra arctique et sur la plupart des îles. Le nid de certaines espèces primitives rassemble au maximum 12 individus, tandis que celui d'espèces au caractère social évolué peut en contenir des millions. Les fourmis se nourrissent d'autres insectes et de graines, élèvent des pucerons pour collecter leur miellat sucré et cultivent des champignons. Certaines espèces attaquent le nid d'autres fourmis et capturent des esclaves qu'elles transportent dans leur propre nid où elles les exploitent. Certaines espèces sont des parasites sociaux hautement spécialisés, vivant seulement dans le nid d'autres espèces.

Auteur M.V. SMITH

- L'esclavagisme.

Fourmis Esclavagistes

Nous n'avons pas le monopole de l'esclavagisme et les fourmis étant sur terre depuis à peu près cent millions d'années, l'on peut penser qu'elles nous ont précédées dans ce triste comportement. En effet certaines, comme les fourmis amazones de l'espèce polyergus semble avoir évolué dans l'unique but de combattre, ses mâchoires en forme de faux ne lui permettent pas de se nourrir, de creuser des nids et même de prendre soin de la progéniture de sa colonie. Pour toutes ces tâches capitales les amazones se reposent sur leurs esclaves. Pour capturer les indispensables congénères elles s'assemblent en une colonne compacte, foncent vers le nid cible repéré avant par des éclaireuses et s'y déversent, en ressortent très rapidement chargées des nymphes ennemies et retournent à leur propre nid. Toute ouvrière qui se met en travers de leur passage est massacrée, transpercée par les mandibules-poignard. Au retour les prises sont confiées aux esclaves adultes qui les élèveront avec la descendance des amazones.

L'esclavagisme

Une autre forme bien connue de parasitisme est celle des fourmis qui en réduisent d'autres en esclavage.

Quelques espèces qui pratiquent l'esclavage,

Les colonies de fourmis à miel envahissent fréquemment le nid de leurs rivales moins puissantes, détruisant la reine et s'emparant des plus jeunes ouvrières et des membres de la caste des pots à miel, qui dès lors vivront et travailleront auprès de leurs nouveaux maîtres. Bien plus fréquente cependant est la réduction en esclavage de fourmis d'une autre espèce.

Dans le monde des fourmis, rien ne frappe plus la vue que les rafles d'esclaves conduites par les fourmis amazones, espèces du genre Polyergus. Leurs victimes sont des colonies abondantes de fourmis du genre Formica. Les Polyergus sont d'authentiques parasites. Elles ne sont douées que pour une chose : se battre. Quand elles atteignent leur cible, un nid de Formica, elles se jettent sans hésitation dans l'entrée, saisissent le nymphes entourées de leur cocon, ressortent à toute vitesse et retournent à leur propre nid. Elles attaquent et tuent toute ouvrière qui se met en travers de leur chemin. Une fois chez elles, elles confient les nymphes aux esclaves adultes qui s'en occuperont dès lors, et retournent à leur indolence habituelle.
Une autre fourmi esclavagiste des États-Unis, Formica Subintegrahttp://www.myrmecos.net/formicinae/ForAse7.JPG, s'en tire très bien sans pour autant posséder l'élan guerrier des Polyergus. Leurs ouvrières sont munies de mandibules ordinaires plutôt que courbées en forme de sabre comme chez les Amazones ; leur efficacité n'en paraît pas moindre dans la capture des esclaves. Tout comme les Amazones, leurs victimes préférées sont les Formica d'autres espèces. Près de la moitié de l'abdomen est occupé par une glande de Dufour démesurément hypertrophiée. Lors de l'attaque d'une colonie, les assaillantes aspergent les défenseuses et leur environnement de "substances de propagande" issue de cette glande. Cette sécrétion attire les Subintegra au combat, mais effarouche et disperse leurs adversaires.

Voila quelques espèces qui pratiquent l'esclavage.
 
- Les insectes qui vivent sur et dans le corps des fourmis.
Voici certains insectes et autres petites bêtes qui vivent sur ou dans le corp, les cestodes sont des vers plats vivant dans l'intestin de l'hôte définitif, leur corps est segmenté en anneaux qui prennent origine au niveau de la tête ou scolex puis grandissent, se détachent du corps et finalement sont éliminés dans les selles.

Esclaves des fourmis

Les cestodes, Ce sont des parasites unicellulaires qui vivent à l'état adulte dans l'intestin du pic. Les cestodes sont éjectés avec les fientes de l'oiseau. On pourrait croire que celui-ci en a conscience, tant il arrive fréquemment qu'il bombarde les villes de fourmis de ses excréments. Lorsque les fourmis veulent nettoyer leur cité de ces traces blanches, elles les mangent et sont contaminées par les cestodes. Les parasites perturbent leur croissance, modifient la pigmentation de leur carapace pour la rendre plus claire. La fourmi infectée devient indolente, ses réflexes sont beaucoup moins rapides et, de fait, quand un pic vert attaque une cité, les fourmis infectées par les crottes sont les premières victimes. Ces fourmis albinos sont non seulement plus lentes mais leur chitine devenue claire les rend aussi plus facile à repérer dans les sombres couleurs de la ville.

La douve du foiehttp://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/3/35/Fasciola_hepatica2.jpg/120px-Fasciola_hepatica2.jpg prospère dans le foie des moutons. La douve se nourrit de sang et des cellules hépatiques, grandit puis pond ses oeufs. Mais les oeufs de douve ne peuvent pas éclore dans le foie du mouton. Tout un périple les attend. Les oeufs quittent leur hôte. Ils se retrouvent alors dans le monde extérieur, froid et sec. Après une période de mûrissement, ils éclosent pour laisser sortir une minuscule larve. Laquelle sera consommée par un hôte, l'escargot. Dans le corps de l'escargot, la douve se multipliera avant d'être éjectée dans les mucosités que crache le gastéropode en période de pluie. Ces mucosités, en forme de grappes de perles blanche, attirent fréquemment les fourmis. Elles ne demeurent pas longtemps dans le jabot social des fourmis. Elle en sortent en le perçant de milliers de trous, le transformant en passoire qu'elles referment avec une colle qui durcit et permet à la fourmis de survivre à l'incident. Puis les douves circulent à l'intérieur du corps de la fourmi, alors que rien à l'extérieur ne laisse présager le drame interne. Les douves sont maintenant adultes et doivent retourner dans le foie du mouton pour compléter leur cycle de croissance. Dès l'instant où cette unique larve de douve s'implante dans son cerveau, le comportement de la fourmis se modifie, le soir, alors que toutes les ouvrière dorment, les fourmis contaminées par les douves quittent leur cité, elles avancent en somnambules et montent aux cimes des herbes! Celles que préfèrent les moutons, luzernes et bourses-à-pasteur.

- Les insectes qui exploitent des fourmis.

LES PARASITES DES FOURMIS :

On sait que la fourmi reconnaît les membres de sa colonie, par leurs seules odeurs, qui elles-mêmes sont composées de mélanges de quelques hydrocarbures.

De nombreux coléoptères et autres insectes appelés myrmécophiles, radicalement différents des fourmis en forme et en taille, sont devenus des parasites sociaux en maîtrisant l’art d’acquérir ou de sécréter l’odeur de la colonie, ou le parfum attirant des larves.

Sans pour autant maîtriser la totalité des tests de reconnaissance, les fourmis les accueillent, en les nourrissant, les nettoyant et les transportent sur leur dos d’un site à l’autre.

D’autres parasites agissent de manière plus complexe et parviennent à s’introduire discrètement dans la colonie, dans le but de tuer pour assurer sa nourriture, comme l’hémiptère qui effectue une imposture de type "loup à la peau d’agneau". L’hémiptère, qui chasse autour du nid, capture une première victime, en l’immobilisant par l’injection d’une substance paralysante. Une fois la victime paralysée, l’insecte la vide de son sang et place le corps flétrit sur son dos, lui fournissant, par conséquent une sorte de déguisement chimique. Ainsi, l’insecte déguisé, va être considéré comme un cadavre par les fourmis, qui vont s’empresser de la rejoindre, et donc permettre à l’insecte de se nourrir de façon efficace, et sans danger.

LES FOURMIS PARASITES,

- les fourmis parasites d’une autre espèce de fourmis,

C’est le cas de l’espèce "Teleutomyrmex schneideri" qui vit exclusivement au dépend d’une autre espèce de fourmi, ce sont des ectoparasites, en effet ils passent la plus grande partie de leur temps sur le dos de leurs hôtes, ceci est permis par la forme et la petite taille de leurs corps favorisant leur adhésion.

Leur survie dépend essentiellement des fourmis porteuses car leur corps faible et dégénéré, et l’absence d’un caste ouvrier dans l’espèce ne leur permettrait pas de survivre tout seul,

Il y a absence de certaines glandes dont les fourmis se servent pour produire une nourriture liquide aux larves et pour se protéger des bactéries.

L’aiguillon et la glande à venin sont trop petits.

Les mandibules sont trop petites est faibles pour absorber toute autre nourriture que liquide.

Ainsi ces fourmis ne peuvent subvenir à leurs besoins, car elles ne savent qu’imiter le langage chimique dans l’espoir qu’une autre fourmi ne fasse pas la différence et s’occupent d’elles, en les lavant et les nourrissant à leurs demandes (chose qu’elles ne pourraient pas faire elles-mêmes).

Une autre forme de parasitisme social est remarquable et surprenante, c’est celle des fourmis qui en réduisent d’autres à l’état d’esclave.
Cette forme de parasitisme, se retrouve chez la fourmi amazone, Les fourmis amazones, possédant de puissantes mandibules (capable de sélectionner du cuir), et constituées d’un corps de grande taille, sont de véritables machines de guerre.
Toutefois, bien que leur mâchoire soit puissante, l’absence de dents cisaillées sur les mandibules, ne leur permettent pas de creuser des galeries, de se nourrir, et de manipuler les nymphes, elles devront donc utiliser d’autres fourmis capables de le faire. Cependant à l’action, les fourmis sont dotées d’une capacité étonnante, elles organisent des raids vers les autres fourmilières, en s’assemblant en colonne compacte courant à 26 km/h. Lorsqu’elles ont atteint leur cible, elles entrent dans la fourmilière, saisissent les nymphes, et ressortent à toute vitesse, pour retourner à leur nid, elles tuent et attaquent toutes ouvrières qui se mettent en travers de leur chemin.
Une fois arrivées à la colonie, elles confient les nymphes aux esclaves adultes (qui nourrissent les amazones et leur creuse des galeries) qui s’en occuperont avec le plus grand soin.
Ainsi, la fourmi peut être ou victime d’un parasitage ou bien jouer directement le rôle de parasite qui lui permettra de survivre.

--Message edité par dany le 2008-12-02 11:45:10--


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